Il constitue un pied à haut risque en raison des effets secondaires de la maladie mais aussi à cause du manque chronique d'hygiène que connurent de tous temps et en tous lieux les civilisations qui nous ont précédé.
Ainsi, selon l'Association Belge du Diabète, aujourd'hui, 3 à 10% des patients diabétiques souffriront d'un problème de pied, 1/15 sera amputé et plus de la moitié de ces amputations auraient pu être évitées par un traitement précoce et adéquat. Et encore, 70 % de ces amputations auront lieu chez des patients souffrant d'un ulcère lié à un traumatisme (port de chaussures inadéquates, corps étrangers, mycose cutanée ou unguéale...), ulcère chronique qui s'infectera et/ou entraînera une gangrène. Si les ulcères sont traités de manière précoce et adéquate, ils cicatriseront dans 80 à 90 % des cas. Aux Etats-Unis, les complications du diabète touchant le pied entraînent 20 % des hospitalisations en nombre et 60 % en durée de tous les diabétiques.
On appelle le pied diabétique le carrefour des complications. Plusieurs des complications du diabète, qui sont spécifiquement délétères pour le pied, s'y retrouvent en effet.
L'ulcère du pied est un des problèmes de santé majeur pour les patients atteints de diabète. Il peut aboutir à la perte d'un membre et à la mort. On estime que l'ulcère du pied touche 15% de la population des diabétiques à un moment de leur vie. Les ulcères du pied diabétique précèdent approximativement 85% des amputations. Le risque d'amputation de l'extrémité d'un membre inférieur est 15 fois supérieur chez le patient diabétique que chez le sujet non diabétique.
Cette redoutable complication qu'est " le pied diabétique " peut donc se définir comme l'ensemble des anomalies du pied associant une polyneuropathie périphérique, une vasculopathie périphérique, une mobilité articulaire réduite et des facteurs mécaniques locaux.
Ces anomalies sont cause d'infection, d'ulcération et/ou de destruction des tissus profonds et aboutissent à l'amputation.
|